L’Algérie et son patrimoine écrit
Extrait d’un article du journal al watan.
"…..La période post-coloniale engendrera à son tour une fracture socioculturelle très grave, consécutive à la fois à l’urgence des problèmes économiques et sociaux à traiter et au peu d’intérêt accordé alors à ce qui restait du capital culturel (monuments, manuscrits, etc.), malgré les efforts isolés de quelques individualités qui tentaient vainement d’alerter sur sa valeur et sa fragilité. Les problèmes que rencontre la conservation patrimoniale touchent l’ensemble de l’héritage de la société algérienne —et pas seulement les manuscrits ou les archives— et doivent donc être saisis dans leur globalité. Il nous faut réaliser et faire réaliser aux instances dirigeantes que l’on ne peut comprendre l’importance de la conservation de la mémoire collective d’un peuple, sans prendre conscience de la valeur intrinsèque de ce qui doit être conservé.Si le patrimoine mérite d’être préservé, c’est bien parce qu’il représente un patrimoine unique en soi et l’expression même de l’âme du peuple algérien, sa nature profonde, en somme notre altérité. Nous ne pouvons prétendre qu’il nous appartient si nous le laissons se perdre inexorablement."
"…..La période post-coloniale engendrera à son tour une fracture socioculturelle très grave, consécutive à la fois à l’urgence des problèmes économiques et sociaux à traiter et au peu d’intérêt accordé alors à ce qui restait du capital culturel (monuments, manuscrits, etc.), malgré les efforts isolés de quelques individualités qui tentaient vainement d’alerter sur sa valeur et sa fragilité. Les problèmes que rencontre la conservation patrimoniale touchent l’ensemble de l’héritage de la société algérienne —et pas seulement les manuscrits ou les archives— et doivent donc être saisis dans leur globalité. Il nous faut réaliser et faire réaliser aux instances dirigeantes que l’on ne peut comprendre l’importance de la conservation de la mémoire collective d’un peuple, sans prendre conscience de la valeur intrinsèque de ce qui doit être conservé.Si le patrimoine mérite d’être préservé, c’est bien parce qu’il représente un patrimoine unique en soi et l’expression même de l’âme du peuple algérien, sa nature profonde, en somme notre altérité. Nous ne pouvons prétendre qu’il nous appartient si nous le laissons se perdre inexorablement."