
Un processus rigoureux
La raison d’être d’Aristophil, ce sont les lettres et manuscrits. Une demi-douzaine de personnes se consacrent à cette tâche, sous la direction de Valérie Lhéritier.
Chaque pièce doit être évaluée avant l’achat. L’estimation et l’authentification sont confiées aux meilleurs spécialistes et experts indépendants ; car Aristophil n’acquiert que les documents rares et de qualité incontestable.
Diversifier les sources d’information
- Les libraires spécialisés et les collectionneurs avec qui des liens se sont établis au cours des 20 années de l’aventure Aristophil, sont souvent à l’origine de belles découvertes.
- Les particuliers sont de plus en plus nombreux à s’adresser directement à Aristophil pour lui accorder leur préférence, notamment lorsqu’ils souhaitent éviter de voir dispersées les collections dont ils ont parfois hérité, ou bien parce qu’ils désirent voir leurs pièces exposées et valorisées plutôt que de courir le risque qu'elles retombent dans l’oubli après la vente.
- Les salles des ventes sont aussi un circuit classique : les équipes d’Aristophil épluchent tous les catalogues, à la recherche des pièces qui pourraient enrichir les collections.
Une chasse aux trésors, et un travail de fourmi
Il n’est pas rare que plusieurs années et de nombreuses péripéties s’écoulent entre le moment où Aristophil entend parler d’une collection rare et le jour de la vente. La patience et la ténacité, la chance, l’intuition doivent être au rendez-vous.
Pour prendre l’exemple du manuscrit Einstein-Besso acquis en 2004, c’est en 1996 que Gérard Lhéritier en entend parler pour la première fois.
Le manuscrit aurait fait partie de la collection de Malcolm Forbes, l’une des plus grandes collections au monde après celle de Bill Gates. Une collection tellement vaste que ses héritiers mettront six ans à la disperser au cours de multiples ventes aux enchères aux quatre coins du monde.
Il faudra de longues recherches à Aristophil pour confirmer l’existence de la pièce, la localiser et l’identifier, approcher les propriétaires, s’en procurer une reproduction, comprendre son importance parmi les écrits d’Einstein, avoir une idée claire de sa valeur réelle. Et une fois ce travail effectué, attendre plusieurs années pour que se présente enfin l’occasion de s’en porter acquéreur.
Le plus beau secret d’Aristophil, c’est la liste des manuscrits inestimables que Gérard Lhéritier a trouvés, et qu’il rêve d’acheter un jour.

